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AU COEUR DE LA CRISE
Lundi 27 Février 2012
Le rôle des banques
Le rôle des banques s’est transformé au cours des dernières décennies. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les banques centrales cherchaient à atteindre simultanément les deux objectifs :
-la stabilité monétaire
- le plein emploi
Après les années 1970, les conservateurs ont focalisé sur la seule lutte contre l’inflation. Un changement majeur a été l’institution de l’indépendance des banques centrales par rapport au pouvoir politique, supposé avoir un biais trop inflationniste.
L’Union Européenne s’est bâtie sur ce principe et la BCE ( banque centrale européenne) a du mal à s’adapter aux conditions nouvelles
Le problème majeur des économies actuelles n’est plus l’inflation, mais celui de l’instabilité de la finance et le financement des activités économiques pour leur adaptation à une société écologique et solidaire.
Devant la crise et les évolutions de la société, ce n’est plus d’indépendance vis-à-vis du politique dont a besoin la banque centrale, mais au contraire d’indépendance vis-à-vis des marchés financiers et des lobbies.
La banque centrale doit aussi être liée aux décisions de politiques industrielles, encore faudrait il qu’elles existent.
L’Europe s’est en fait dessaisie d’une véritable politique économique et son budget est réduit au minimum. Nous sommes devant une situation bloquée par les institutions.
D’une part les conservateurs ont inséré dans les traités et constitutions des dispositions de politique économique et voudraient continuer avec les règles d’or.
D’autre part les conservateurs ont diminué les impôts sur les riches, ils ont empêché les Etats de se financer auprès des banques centrales et enfin largement puisé sur les fonds publics pour sauver les banques lors de la crise de 2008.
Comment s’étonner des déficits ainsi crées ? et pourquoi nous dire maintenant que le seule solution est de se « serrer la ceinture » alors que cette situation, ils l’ont crée.
Leurs « réformes » nous ont conduits à ce soi disant blocage.
Alors vouloir donner des leçons à la gauche et vouloir continuer sur le même chemin relève de la schizophrénie.
Oui les mesures préconisées par François Hollande et la gauche, loin d’être passéistes sont celles qui permettront de renouer avec le volontarisme politique, celui qui dégagera des marges de manœuvre pour échapper au tout profit et replacera ......Le bien être des femmes et des hommes au cœur de l’économie
Le rôle des banques s’est transformé au cours des dernières décennies. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les banques centrales cherchaient à atteindre simultanément les deux objectifs :
-la stabilité monétaire
- le plein emploi
Après les années 1970, les conservateurs ont focalisé sur la seule lutte contre l’inflation. Un changement majeur a été l’institution de l’indépendance des banques centrales par rapport au pouvoir politique, supposé avoir un biais trop inflationniste.
L’Union Européenne s’est bâtie sur ce principe et la BCE ( banque centrale européenne) a du mal à s’adapter aux conditions nouvelles
Le problème majeur des économies actuelles n’est plus l’inflation, mais celui de l’instabilité de la finance et le financement des activités économiques pour leur adaptation à une société écologique et solidaire.
Devant la crise et les évolutions de la société, ce n’est plus d’indépendance vis-à-vis du politique dont a besoin la banque centrale, mais au contraire d’indépendance vis-à-vis des marchés financiers et des lobbies.
La banque centrale doit aussi être liée aux décisions de politiques industrielles, encore faudrait il qu’elles existent.
L’Europe s’est en fait dessaisie d’une véritable politique économique et son budget est réduit au minimum. Nous sommes devant une situation bloquée par les institutions.
D’une part les conservateurs ont inséré dans les traités et constitutions des dispositions de politique économique et voudraient continuer avec les règles d’or.
D’autre part les conservateurs ont diminué les impôts sur les riches, ils ont empêché les Etats de se financer auprès des banques centrales et enfin largement puisé sur les fonds publics pour sauver les banques lors de la crise de 2008.
Comment s’étonner des déficits ainsi crées ? et pourquoi nous dire maintenant que le seule solution est de se « serrer la ceinture » alors que cette situation, ils l’ont crée.
Leurs « réformes » nous ont conduits à ce soi disant blocage.
Alors vouloir donner des leçons à la gauche et vouloir continuer sur le même chemin relève de la schizophrénie.
Oui les mesures préconisées par François Hollande et la gauche, loin d’être passéistes sont celles qui permettront de renouer avec le volontarisme politique, celui qui dégagera des marges de manœuvre pour échapper au tout profit et replacera ......Le bien être des femmes et des hommes au cœur de l’économie
Publié le Lundi 27 Février 2012 à 11:00
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Commentaires (0)
Beaucoup de raisons pour voter
Dimanche 5 Février 2012
Oui, il y a beaucoup de raisons pour voter pour le changement en avril prochain.
La plus profonde est l’analyse de la politique économique de nos gouvernants.
Certes la crise est venue, mais cela ne doit pas être un prétexte pour prétendre que le gouvernement n’y est pour rien, que c’est la seule raison pour laquelle les résultats sont mauvais.
Rappelons nous avec quelle assurance Monsieur Sarkosy prétendait arriver à 5% de chômage seulement en fin de mandat et qu’il disait que s’il atteignait 10%, il faudrait en tirer les conséquences, le chômage est à 9,8% nous devons en effet en tirer les conséquences !!
Bien sûr la dette doit être surveillée, mais comment est elle venue ?
C’est à partir d’un dérèglement des dettes privées aux Etats Unis et de la faillite de « Lehman Brothers » que les états ont dû intervenir et financer le redressement du système bancaire.
C’est aussi à partir de ce dérèglement que les spéculateurs ont trouvé un terrain privilégié sur les dettes publiques car nos dirigeants européens n’ont pas su organiser une riposte ordonnée. On laisse sans solution réelle les problèmes posés :
-la solution des « Eurobonds » qui seraient émis conjointement par les états européens a été écartée
- aucun renforcement du fond européen de stabilité financière
- le budget de l’Europe reste limité à 1% du PIB
Tout a été fait pour enlever aux états et à l’Europe, les moyens d’intervenir, la seule issue reste l’austérité qui risque d’amener la récession
Lorsqu’on demande des explications à nos dirigeants, ils répondent d’un ton péremptoire et quelquefois avec habileté, mais si on est attentif on sent la faiblesse de leur intervention
C’est le cas de François Fillon qui face à Martine Aubry essaye d’expliquer que la TVA sociale c’est la même chose que ce qu’avait essayé de faire Lionel Jospin quand il s’agissait alors d’élargir l’assiette des cotisations sociales non plus calculée sur le salaire seul mais sur la valeur ajoutée
C’est le cas de Valérie Pecresse, qui voulant répondre à un journaliste pour prouver la justesse de l’augmentation des surfaces habitables, s’emmêle dans les taux de TVA, comme le cite un article de Sud Ouest du 3 février dernier.
D’autres raisons pas seulement économiques s’ajoutent pour demander le changement
Regardons la frénésie de réformes qui toutes cherchent à détruire ce qui avait fait la France : la Laïcité, les services publics, la solidarité, le système judiciaire (bien que nous ayons réussi à éviter la suppression des juges d’instruction)
Maintenant assagi, en apparence, le président de la République tente de faire oublier ses interventions peu dignes d’un président. Il veut faire croire que lui seul est le meilleur, que le système de la sanction pour tous va nous ramener dans le droit chemin, car bien sûr c’est nous qui ne comprenons rien, lui sait.
Nous n’avons rien oublié des 5 ans passés.
Nous aspirons à revenir à une France unie, où l’éducation sera remise à son rang, où le respect des femmes et des hommes sera la règle, où bien sûr des problèmes économiques pourrons surgir mais où l’on sentira qu’un démarche nouvelle nous conduira peu à peu vers une Europe plus sociale et plus démocratique. Votons François Hollande !
La plus profonde est l’analyse de la politique économique de nos gouvernants.
Certes la crise est venue, mais cela ne doit pas être un prétexte pour prétendre que le gouvernement n’y est pour rien, que c’est la seule raison pour laquelle les résultats sont mauvais.
Rappelons nous avec quelle assurance Monsieur Sarkosy prétendait arriver à 5% de chômage seulement en fin de mandat et qu’il disait que s’il atteignait 10%, il faudrait en tirer les conséquences, le chômage est à 9,8% nous devons en effet en tirer les conséquences !!
Bien sûr la dette doit être surveillée, mais comment est elle venue ?
C’est à partir d’un dérèglement des dettes privées aux Etats Unis et de la faillite de « Lehman Brothers » que les états ont dû intervenir et financer le redressement du système bancaire.
C’est aussi à partir de ce dérèglement que les spéculateurs ont trouvé un terrain privilégié sur les dettes publiques car nos dirigeants européens n’ont pas su organiser une riposte ordonnée. On laisse sans solution réelle les problèmes posés :
-la solution des « Eurobonds » qui seraient émis conjointement par les états européens a été écartée
- aucun renforcement du fond européen de stabilité financière
- le budget de l’Europe reste limité à 1% du PIB
Tout a été fait pour enlever aux états et à l’Europe, les moyens d’intervenir, la seule issue reste l’austérité qui risque d’amener la récession
Lorsqu’on demande des explications à nos dirigeants, ils répondent d’un ton péremptoire et quelquefois avec habileté, mais si on est attentif on sent la faiblesse de leur intervention
C’est le cas de François Fillon qui face à Martine Aubry essaye d’expliquer que la TVA sociale c’est la même chose que ce qu’avait essayé de faire Lionel Jospin quand il s’agissait alors d’élargir l’assiette des cotisations sociales non plus calculée sur le salaire seul mais sur la valeur ajoutée
C’est le cas de Valérie Pecresse, qui voulant répondre à un journaliste pour prouver la justesse de l’augmentation des surfaces habitables, s’emmêle dans les taux de TVA, comme le cite un article de Sud Ouest du 3 février dernier.
D’autres raisons pas seulement économiques s’ajoutent pour demander le changement
Regardons la frénésie de réformes qui toutes cherchent à détruire ce qui avait fait la France : la Laïcité, les services publics, la solidarité, le système judiciaire (bien que nous ayons réussi à éviter la suppression des juges d’instruction)
Maintenant assagi, en apparence, le président de la République tente de faire oublier ses interventions peu dignes d’un président. Il veut faire croire que lui seul est le meilleur, que le système de la sanction pour tous va nous ramener dans le droit chemin, car bien sûr c’est nous qui ne comprenons rien, lui sait.
Nous n’avons rien oublié des 5 ans passés.
Nous aspirons à revenir à une France unie, où l’éducation sera remise à son rang, où le respect des femmes et des hommes sera la règle, où bien sûr des problèmes économiques pourrons surgir mais où l’on sentira qu’un démarche nouvelle nous conduira peu à peu vers une Europe plus sociale et plus démocratique. Votons François Hollande !
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