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Ici serions nous capables de partager plus?


Mutualisation dans les intercommunalités
Nous vivons tous dans des Communautés de Communes ou bien d’Agglomération.

Chacune s’octroie, démocratiquement, après bien des discussions, des compétences diverses. Souvent ces compétences proviennent de soucis qu’ont quelques communes adhérentes pour répondre à des besoins des populations.
L’exemple qui revient le plus souvent est la collecte des ordures ménagères. Chacune des communes se décharge sur l’entité générale de son problème.
Problème, en général, bien traité.


Cependant, faut-il rester sur ce qui pose problème ?
Ne peut-on pas aller plus loin dans la démarche ?
Ne peut-on pas penser mutualisation des moyens humains et techniques ?
A part pour les services régaliens, état civil et élections, tout le reste ne peut-il pas être mis sur la table et partagé ?
J’en veux pour exemples la Communauté Urbaine de Strasbourg et plus récemment, Toulouse. La CUS a été créée en 1967 et en 1972, il y avait fusion des services, matériel et employés municipaux. Un seul service de voirie, un seul service enfance, etc.
On va me dire que cela pose le problème des alternances et des diversités politiques. Dieu sait qu’à Strasbourg il y eu des alternances en 40 ans !


A Toulouse, en mars 2008, un socialiste gagne les municipales. En septembre 2008, la communauté d’agglomération (750.000 habitants, 25 communes) prend la décision de mutualiser les services. Au premier janvier 2009, un seul Directeur Général des Services pour la Ville de Toulouse et la Communauté d’Agglomération. Premières fusions des services dont le service des ressources humaines. Pour les services opérationnels, nivellement par le haut pour la qualité d’intervention.


Tout cela pour dire que quand les élus ont une vision collective de leur bassin de vie, ils savent travailler ensemble et prendre les décisions qui s’imposent pour le faire.

Ce n’est pas perdre ses prérogatives de premier magistrat, ce n’est pas se couper de sa population, c’est apprendre le vivre ensemble avec d’autres qui ont les mêmes problématiques.

A la CAP ou à Isle-Manoire, serions-nous capables de le faire ? Je dis oui car il y a des élus qui le pensent fortement.

Marc Démaison






Publié le Vendredi 9 Octobre 2009 à 16:26 | Commentaires (0)

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