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Déception et inquiétude sur l’avenir des communes rurales


Celui qui veut vivre dans nos petites communes doit le payer !!!
Un fort sentiment de déception et une inquiétude qui font poser des questions sur l’avenir des communes rurales.

Traditionnellement, dans les vœux à la population, les maires font le bilan des petites et des grandes réalisations de l’année écoulées. Ils font le point sur l’avancée des travaux en cours. Ils terminent par les projets qui vont voir leur concrétisation. En ce début d’année 2012, le langage a vraiment changé. Nous sommes bien loin du programme de relance imposé en 2008 par l’Etat. De nombreux projets avaient pris forme, les études nécessaires avaient été lancées. Dans les discours, on sentait que les financements n’allaient pas être un souci majeur. Ce n’est plus le cas !!!

Là, on explique que le projet sera différé sans préciser de date. Ici, on parle de reconsidérer la copie. Toujours on dit le pourquoi. Trois mots reviennent tel un leitmotiv. Dotations. Banques. Fiscalité.

Les dotations de l’Etat, bien que complexes dans leur compréhension et dans leur attribution, avaient le formidable mérite de permettre une solidarité entre collectivités. L’Etat redistribuait en fonction de la population ou des kilomètres de voirie de l’argent qui permettait aux communes d’assurer leurs fonctions obligatoires mais aussi d’entretenir les voiries pour que les habitants puissent circuler facilement. L’Etat n’assure plus la juste réévaluation en fonction de l’évolution des prix. Autrement dit, les dotations sont à la baisse. N’assisterons-nous pas demain à une désertification car les populations rurales se sentiront délaissées ?

Les établissements financiers qui prêtaient traditionnellement aux communes accordent avec parcimonie quelques emprunts ici et là. Pourquoi sont-ils si frileux ? Est-ce que Dexia les a traumatisés ? Les raisons sont-elles moins avouables ? Obéissent-elles à une stratégie téléguidée ? Ont-elles peur que les investissements qui vont être réalisés ne permettent pas, par le service qui va être rendu à une population, de payer des intérêts ? Pourtant, ces travaux, ont une utilité sociale pour les populations qui vont s’en servir mais aussi par les emplois nécessaires à leur réalisation. On étouffe ainsi des petites entreprises locales.

L’Etat, dans le chamboulement de sa réforme institutionnelle des territoires, a supprimé la Taxe Professionnelle. Derrière celle-ci, hormis la fiscalité locale de l’entreprise qui n’existe plus et qui a été mal remplacée par des produits sur lesquels la commune n’a plus d’action, il n’y plus de création d’emplois, donc moins de consommation locale. Les seuls leviers des communes rurales, c’est soit d’attirer de nouveaux habitants pour des recettes fiscales nouvelles, soit d’augmenter les impôts des ménages qui vivent déjà là. Dans un contexte économique dégradé, aucun maire ne se sent le courage politique de proposer à son conseil d’augmenter les impôts. Peut être juste d’attirer une nouvelle population et de faire de sa petite commune un dortoir.

On voit bien le message du pouvoir en place. Celui qui veut vivre dans nos petites communes doit le payer !!!

Dans leurs discours, tous les maires ruraux font un vœu. Ils veulent un changement. Ils veulent pouvoir aller au devant de leurs concitoyens avec le sourire. Ils veulent pouvoir leur offrir les éléments nécessaires au bien vivre à la campagne. Le changement, c’est maintenant !!!

Qui pour porter ce changement ? François Hollande !

Publié le Dimanche 15 Janvier 2012 à 12:47 | Commentaires (0)

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