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Zéro, Monsieur le ministre !
J’ai interpellé le 26 octobre le Ministre de l’Education nationale au Sénat sur la question de la rentrée scolaire et plus particulièrement sur la situation dans nos écoles primaires et maternelles. Pointant le rapport de l’Inspection générale de l’éducation nationale qui annonce que le budget de l’éducation prépare « assez peu l’avenir », notamment parce qu’il envisage, cette année encore, de supprimer 16 000 postes, j’ai dénoncé ce manque de perspective d’avenir, en m’appuyant sur l’exemple de notre département.
Pénurie des Emplois Vie Scolaires administratifs, insuffisances dans l’accompagnement des enfants en situation de handicap, démantèlement des RASED, réduction du nombre d’intervenants extérieur en ce qui concerne l’apprentissage des langues, fermetures de classes sont les réalités de l’affaiblissement de l’école en Dordogne. Enfin, je concluais mon intervention en interrogeant le ministre sur le devenir des IUFM. Cela n’était pas la première fois que j’alertai le gouvernement sur ces questions. J’aurai espérer ainsi des précisions. Or, tout ce que le Ministre Chatel trouva à me répondre, c’est que, je cite : « lorsque l’on est à la tête du premier budget de l’État, qui emploie la moitié des fonctionnaires, on se doit de participer à un effort collectif de gestion de la dépense publique. Nous nous y employons, mais ce n’est pas au détriment de l’offre éducative ». C’était un peu court et d’autant plus inadmissible que le gouvernement ressert toujours la même rengaine. A chaque fois, une seule réponse, toujours la même : « c’est la règle budgétaire de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui doit s’appliquer ». Cette réponse, je ne la supporte plus. Même la Cour des Comptes a pointé dans son rapport annuel les limites d’une telle politique. Mais rien n’y fait, le ministre de l’Education nationale tient son dogme comme un chien son os et ne le lâche plus. Cette fois-ci encore, le ministre ne dérogeait pas à son habitude. Aussi, je terminai mon intervention en donnant moi aussi une note à ce ministre qui fait profession de répétition : « Monsieur le ministre, encore une fois, je ne suis pas satisfait de vos réponses, et je vous donne zéro sur vingt ! ».
Claude Bérit-Debat Sénateur de la Dordogne |
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