Vente à la découpe !



Vente à la découpe !
Pendant que la presse française se délecte des suites de « l’affaire » DSK, les affaires, les vraies, continuent. Ainsi, l’agression, le pillage et la vente à la découpe de la Grèce se poursuivent dans un silence assourdissant. Pour faire face aux exigences des prêteurs institutionnels de la Grèce que sont l’Union Européenne et le FMI et pour satisfaire l’appétit sans fin des pompiers pyromanes que sont les marchés financiers, le gouvernement de ce pauvre Papandréou se voit contraint de présenter un programme gigantesque de privatisations.

Les sommes attendues d’ici 2015 varient selon les experts entre 50 milliards et 300 milliards d’euros. Il faut dire qu’il est prévu de privatiser les ports du Pirée et de Thessalonique, les compagnies de chemin de fer, des télécoms, d’électricité, des eaux ainsi que la banque postale. Rien que ça ! D’un coup on veut rayer de la carte une grande partie de la propriété publique grecque. Tout cela parce que l’Union Européenne se refuse à envisager la restructuration de la dette grecque. Une fois encore ce sont les peuples qui sont sommés de régler l’addition des errements du système financier et des libéraux. Et comme si ce scandale ne suffisait pas il est éventuellement envisagé de confier la réalisation de ce programme de privatisations à « une agence de privatisations indépendante du gouvernement grec, dans laquelle siégeront des experts étrangers » ainsi que le réclame le responsable d’un des plus grands paradis fiscaux du monde, le Premier Ministre du Grand Duché du Luxembourg Jean-Claude Juncker. C’est donc une mise sous tutelle et une vente à la découpe qui attend l’économie grecque au profit de ceux qui ont conduit ce pays au bord de l’abîme. Comme quoi en Europe, le crime paie…




1.Posté par Michel Castagnet le 13/06/2011 17:11
L'histoire est pleine de pillards qui rançonnent les pillés, de l'Antiquité à l'époque Moderne. Est-ce le rôle de notre social-démocratie de mettre la corde au cou des bourgeois de Calais ? Devons nous au nom de l'Europe dévoyée, surtout depuis l'adoption du traité de Lisbonne, à la sauvette parlementaire, apporter notre contribution à la prédation des économies et à la mise sous tutelle de la démocratie ?

Je vous invite à lire l'article de fond dans "Le Monde diplomatique" intitulé "la gauche française bute sur l'Europe".

Mais il y a eu deux bonnes nouvelles démocratiques : le troisième non de l'Islande au sauvetage des éconocroques des rentiers hollandais et britanniques et le non au référendum en Slovénie pour reculer de 60 ans à 65 ans l'âge de la retraite en période de croissance du chômage.

Il m'a semblé que notre projet allait dans le sens de mettre l'économie sous contrôle démocratique. Il nous faudra une détermination absolue.



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