Un conseiller territorial ni légitime, ni utile



Un conseiller territorial ni légitime, ni utile
"Une vraie contre réforme", c'est par ces termes que le sénateur a conclu mardi 7 juin dans l'Hémicycle son intervention lors de la discussion générale portant sur la création du conseiller territorial.
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Au préalable, il rappela plus largement les incohérences de l’ensemble du dispositif législatif dans laquelle s’inscrit ce nouvel élu, en illustrant ses propos par l’élaboration de la nouvelle carte des intercommunalités.

« En Dordogne, le nombre d’intercommunalités passe de 53 à 24 et leur population s’élèvera désormais à 12 000 habitants en moyenne. Certaines atteindront près de 20 000 habitants. Nous voilà très loin du seuil des 5000 habitants fixé par la loi » a souligné le sénateur.

Revenant plus précisément sur le conseiller territorial, il le qualifia de non sens. « Ni vraiment régional, ni vraiment départemental, j’attends toujours que l’on m’explique comment un élu représentant à la fois deux collectivités s’y prendra pour articuler et hiérarchiser les intérêts propres à chacune d’elle » affirma le sénateur, ajoutant que ni la légitimité, ni la nécessité, ni l’utilité du conseiller territorial n’étaient avérées.

En fait, il s’agit d’un élu hors sol qui éloignera un peu plus les centres de décision des Français au moment ou ceux-ci ont soif de proximité.

Par ailleurs, cette mesure de recentralisation rejoint d’autres décisions prises par le gouvernement. Citons la révision générale des politiques publiques, la création des agences régionales de santé mais aussi la recentralisation des réseaux consulaires à l’échelle régionale.

Le sénateur a déploré ainsi dans son intervention que l’on tourne le dos à 30 ans de décentralisation sous le prétexte de réaliser des économies, pour le moins fictives si on prend l’exemple des conseillers territoriaux.
En effet, leur création obligera à construire de nouveaux hémicycles régionaux plus grands et donc coûteux pour le contribuable.

Enfin, le sénateur a mis en relief les aspects négatifs de la création du conseiller territorial vis-à-vis de la parité. La naissance de cet élu signifie la disparition du scrutin de liste à la proportionnelle pour l’élection des représentants de la Région. Or, ce type de scrutin imposait la parité homme-femme. Cette obligation disparaîtra demain et mécaniquement, moins de femmes seront présentes à la Région.



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