Sommet contre sommet



Sommet contre sommet
Mardi, le toujours-président-pas-encore-candidat-mais-bientôt Nicolas Sarkozy réunissait les partenaires sociaux autour d’un sommet forcément social. Minutieusement préparé d’un point de vue médiatique, ce sommet aura accouché finalement d’une souris : peu d’annonces précises, peu de nouveauté, peu de moyens débloqués et surtout, la promesse de mesures « puissantes » … pour la fin du mois.

La légitimité d’une telle rencontre interroge donc forcément : pourquoi une telle réunion à quelques semaines d’une élection présidentielle ?
Pourquoi tant de bruit pour si peu ? Je constate en réalité que, une fois de plus, l’actuel président fait de l’activisme tous azimuts et du « bougisme » sa ligne directrice. Malheureusement pour lui, faire une promesse de réforme par jour pendant trois mois n’est pas suffisant pour masquer l’échec de tout un quinquennat.

Pire, alors qu’en 2007, son projet politique était clair et, reconnaissons-le, avait suscité l’adhésion, il apparaît aujourd’hui que ses actions s’accumulent sans qu’aucun fil directeur ne se dégage.
Donner l’impression d’agir, pour exister et conjurer le sort de mauvais sondages, voilà donc en réalité la stratégie du
toujours-président-pas-encore-candidat-mais-bientôt.

Cette stratégie ressemble à une fuite en avant, à une course éperdue pour tenter de rattraper François Hollande. Le candidat socialiste avance en effet, pour sa part, avec sérénité et méthode, dessinant progressivement un projet politique adapté à la situation socio-économique actuelle.

Les Français adhèrent progressivement à ce candidat qu’ils apprennent à reconnaître. Ils semblent ainsi lui faire déjà largement confiance et les sondages le démontrent.
Toutefois, je me garderai bien de tout triomphalisme avant l’heure. L’histoire récente du Parti socialiste est là pour nous rappeler les conséquences de tout excès de confiance. Le 21 avril en fut d’ailleurs le prix.

Mais il semble bien que les Français soient prêts à lui faire confiance et à faire confiance aux socialistes. Ce soutien des Français nous engage, nous impose des responsabilités et des devoirs afin de préparer dès à présent la France de demain et repenser le pacte social pour plus de justice.

Aussi, avec François Hollande, et à ses côtés, engageons-nous, dès maintenant !



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