Ribérac : Albany, le PS en première ligne

Par R. Terrienne, C. Langlade, B. Cazeau et B. Secrestat



Ribérac : Albany, le PS en première ligne

Rémy TERRIENNE, maire PS de Ribérac
a adressé une lettre au ministre du Travail Xavier Darcos.

Ribérac : Albany, le PS en première ligne

Ribérac : Albany, le PS en première ligne
Colette Langlade,
députée de la Dordogne
au secours du site de Ribérac.

L’annonce de la fermeture de la papeterie Albany de Ribérac a suscité une vive émotion la semaine dernière, tant auprès des salariés que des élus locaux.

Colette Langlade, députée de la Dordogne, a pour sa part interpellé à ce sujet le gouvernement à l’Assemblée nationale, ce mardi 7 juillet. Soulignant la progression inquiétante du nombre des défaillances d’entreprises, en hausse de 15 % par rapport à la même période l’an dernier, la députée s’est ainsi exprimée : "Cette accélération du nombre des défaillances d’entreprises ne saurait être interprétée uniquement comme le résultat de la dégradation de notre conjoncture économique. Des entreprises internationales profitent également de la crise". Et Colette Langlade d’illustrer son propos par le cas de l’entreprise Albany de Ribérac, qui produit des feutres pour l’industrie du papier : "La maison mère américaine a annoncé la semaine dernière, à la surprise générale, son projet de fermeture du site de Ribérac qui, en dépit de résultats satisfaisants, ne serait plus rentables aux yeux des actionnaires. Les raisons invoquées pour justifier cette décision (coût du travail, enclavement de la zone, effondrement du marché du papier) ne convainquent personne. Prise de manière unilatérale, sans concertation préalable avec l’Etat et les partenaires sociaux, cette décision cynique et inexplicable laisse 90 salariés dans le désarroi". La députée a demandé au gouvernement quelles mesures efficaces il envisageait de prendre en faveur "des salariés qui souffrent".

Christian Estrosi, ministre chargé de l’industrie, a répondu que le gouvernement avait "le souci de défendre l’industrie et de préserver l’emploi". Rappelant que l’industrie papetière avait connu depuis le début de cette année une chute d’activité de près de 20 %, il a indiqué qu’au cas où des emplois seraient effectivement supprimés chez Albany, la Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle se mobiliserait "pour assurer le reclassement des salariés et la revitalisation du territoire". A suivre...


Ribérac : Albany, le PS en première ligne
Bernard Cazeau,
Conseiller général du canton de Ribérac,
Président du Conseil général,
Sénateur de la Dordogne


Projet de fermeture de l’usine Albany : on veut nous endormir !

Les motivations avancées par la direction de l’entreprise pour justifier du projet de fermeture du site de Ribérac sont très insatisfaisantes. On nous parle du coût du travail, alors que l’entreprise maintient des sites dans des pays où la main d’oeuvre est objectivement plus chère (Allemagne, Suède…). On nous parle d’enclavement, alors qu’on préserve une implantation dans le sud de la Haute Vienne, région pour le moins comparable à la nôtre. On nous parle d’inadéquation entre les feutres produits par l’usine et les nouvelles machines à papier, alors même que 85 % des entreprises papetières en activité utilisent des machines classiques auxquelles les produits fabriqués à Ribérac correspondent parfaitement. On nous parle d’effondrement tendanciel du marché du papier, alors que nous en connaissons le caractère cyclique et que les mesures de chômage partiel qui permettraient de patienter en période de baisse d’activité ne sont même pas envisagées. En revanche, on ne nie pas la qualité des feutres produits à l’usine de Ribérac, qui font référence dans le monde entier. On ne nie pas non plus la rentabilité du site, qui connaît toujours des périodes de croissance forte lorsque le marché est favorable. Nous payons à l’évidence la décision brutale d’une entreprise multinationale qui veut tenter de restaurer sa rentabilité de court terme en supprimant des emplois, qui veut rassurer son actionnariat par des mesures draconiennes. Devant cette attitude cynique et inexplicable, je soutiens sans réserve l’action des salariés qui se mobilisent aujourd’hui pour défendre leurs emplois et leur savoir-faire. Leur employeur, qui a pu prospérer depuis des décennies grâce au travail consciencieux des ouvriers de Ribérac, leur doit des comptes, des solutions, et du respect.

Ribérac : Albany, le PS en première ligne
Benoît SECRESTAT,
premier Secrétaire fédéral

Albany : La crise à bon dos !

Alors que le Gouvernement annonce partout un contrôle accru des marchés et une relance de l’activité, se vante de vouloir moraliser le capitalisme, nous constatons localement que rien ne change. Il devient urgent que le Gouvernement prenne la mesure de la montée du chômage et de la désindustrialisation accélérée qui frappe la France en cette sinistre année 2009. Si l’on ne peut nier les effets de la crise sur de nombreuses entreprises, on ne peut pas tout accepter. En Dordogne, ce sont aujourd’hui les salariés de l’entreprise Albany et plus largement tout le territoire du Ribéracois qui font les frais de décisions brutales. Alors que cette entreprise Albany de Ribérac est connue est reconnue pour son savoir faire, la qualité de sa production et que le site est historiquement rentable, la multinationale décide de le fermer de façon arbitraire et unilatérale. A l’évidence, l’entreprise profite de la crise pour tenter de réconforter ses actionnaires. Elle profite du moment et laisse ses ouvriers dans le doute et la peur de l’avenir.

La Fédération de la Dordogne du Parti Socialiste condamne fermement cette attitude et apporte son soutien aux salariés de cette usine, à leurs familles et à tout le territoire du Ribéracois durement touché.





Espace militant
 

Recevoir la newsletter


Derniers tweets