Quand je serai riche …§§



Quand je serai riche …§§
VIVE LES RICHES !   Cette attirance perverse et contre nature des pauvres et des démunis pour les riches m’a toujours interpellé. C’est ainsi que je n’ai toujours pas compris que plus de la moitié de nos compatriotes aient pu voter, en 2007, pour le symbole le plus marquant de la France « friquée », le ci-devant Maire de Neuilly sur Seine, une sorte de « réserve »  de nos amis les riches.. Et d’ailleurs, au lieu de la jouer modeste, dès que son élection a été acquise, il s’est empressé de fêter sa victoire au Fouquet’s avec les plus grandes fortunes de France avant de partir passer quelques jours sur le yacht d’un milliardaire de ses amis.

Quand je serai riche …§§
Ensuite, première grande mesure : le bouclier fiscal qui favorise essentiellement les classes privilégiées. Rappelons que cette dépense, réglée par l’ensemble des français imposés, a notamment permis en 2010 d’attribuer 678,99 millions d’euros à 18.764 contribuables dont 1169 ont empoché un chèque de 352.126 euros soit 62% de l’enveloppe globale… Plus récemment, l’Etat Français (toujours nous) a ou va verser à l’homme d’affaires Bernard TAPIE, en règlement d’un litige portant sur la revente d’Adidas en 1993 par le Crédit Lyonnais, alors banque publique, une somme de 210 millions d’euros. Si ce brillant industriel s’était fait avoir par une banque, ce n’est tout de même pas de la faute du contribuable ! C’est bien lui, conseillé par ses experts, qui avait signé l’acte ! En fait, Tapie avait perdu son procès en cassation mais l’Etat avait accepté qu’une instance arbitrale « indépendante » intervienne. Cette dernière avait accordé à « Nanard » une indemnité de 285 millions porté à 400 avec les intérêts, somme dont devaient être déduits (tout de même !) les frais de procédure et les dettes. La gauche et le Modem avaient vivement protesté arguant que l’Etat avait, sans raison valable, renoncé à une victoire judiciaire mais il faut bien que le Président récompense ses supporters zélés… Venons-en maintenant a celui que les sondages désignent actuellement comme l’homme politique le plus populaire de France : Jacques CHIRAC. Ce pauvre malheureux est tellement dans le besoin qu’il est logé gracieusement depuis son départ du pouvoir, par la famille Hariri toujours prête à venir au secours des plus démunis. Donc Chirac, honnête homme s’il en est, est poursuivi dans le cadre d’une procédure concernant les emplois fictifs de la Mairie de Paris. Après tractations avec cette dernière, elle accepte d’abandonner les poursuites s’il lui est versé une facture de 2,2 millions d’euros. Chirac ne peut verser que 500.000 mais qu’importe, l’UMP comblera le trou (1,7 millions tout de même !) Certains socialistes (j’en fait partie) trouve que cet arrangement est dérangeant. Delanoé rétorque que son acceptation est une reconnaissance « de facto » de la malversation…Ouais… Mais revenons-en au pôvre et populaire Chirac. Les français ont la mémoire courte. Essayons de la raviver. En dehors des emplois fictifs à la Mairie, il y a eu aussi la distribution de logements de la ville aux amis, les marchés truqués de l’Ile-de-France, les HLM de la ville de Paris, la célèbre cassette Méry, les voyages exotiques au frais des contribuables (estimés à 2, 4 millions de francs) l’achat à un prix très en-dessous du marché des terrains de Bity soit disant destinés à la construction d’une maison de vacances pour personnes âgées dans le cadre de la Fondation Pompidou (elles attendent encore), le personnel de la ville qui cuisinait à l’œil à Château-Chirac (ce qui avait tout de même valu condamnation pour le même motif à Patrick Balkany), la disparition mystérieuse des archives sur les dépenses de la questure de la ville de Paris de 78 à 93 (tout de même 47 mètres de rayonnages !) et j’en oublie. Les juges s’étaient déclarés incompétents bien que l‘article 7 de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen stipule que « tous les citoyens sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi »… Terminons en avec le cas de la femme la plus riche d’Europe, Liliane BETTANCOURT, une des bienfaitrices de notre Président et de l’UMP. Je ne reviendrai pas sur les méandres nauséeux de cette affaire de riches, Woerth, son épouse, le sieur de Maistre, la légion d’honneur que l’on sait totalement dévaluée depuis qu’on la distribue aux chanteurs ou aux animatrices de télévision. Non, je voudrais simplement insister sur le triste sort de cette malheureuse poursuivie par la presse depuis des semaines alors qu’elle pourrait dépenser sa fortune en paix. Or donc l’Oréal a versé à cette infatigable travailleuse 280 millions de dividendes alors que son impôt sur la fortune devrait être inférieur à 25 millions, soit 9% des dividendes, soit à peu près le même taux d’imposition d’un salarié lambda gagnant 3000 euros par mois… Quant au bouclier fiscal, c’est au total 1000 millions que Madame Bettancourt s’est vu rembourser par le Trésor Public ces quatre dernières années dont 30 en 2008... Et encore, cette honnête femme n’a pas choisi de s’expatrier sous des cieux fiscaux encore plus cléments tels les patrons d’Auchan, de Darty, de Peugeot, de Bouygues (le parrain de Jean S.) et de bien d’autres encore… Et cet engouement pour nos amis les Riches doit être une particularité latine car nos voisins italiens ont, quant à eux, carrément élu à leur tête l’homme le plus riche et le plus contreversé d’Italie…. Je termine en signalant que si les salaires des ouvriers, employés, et cadres moyens stagnent, les émoluments des grands patrons ont fait un nouveau bon en avant. Vive la crise ! Alain HEILLES Secrétaire de Section du Buisson de Cadouin

Source : http://lalinde.parti-socialiste.fr/2010/09/27/quan...




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