Germinal PEIRO, Président du Groupe d'Etude sur le Tabac depuis 13 ans et Rémi LOSSER, Président de la Fédération Nationale des Planteurs de Tabac.
Plus d’un millier de planteurs de tabac venus de tout l’hexagone ont manifesté mercredi 3 novembre 2010 devant l’Assemblée Nationale. Ils étaient venus réclamer une aide des pouvoirs publics suite à la division par deux des aides européennes. On demande aujourd’hui à la tabaculture française d’être concurrentielle sur le marché mondial alors que les pays concurrents comme par exemple le Malawi en Afrique produit leur tabac dans des conditions sociales, sanitaires et environnementales totalement différentes. A ce jeu, la tabaculture française est condamnée. Les tabaculteurs sont venus, une nouvelle fois, dire qu’il est possible de soutenir leur filière à la condition de réserver à la production une partie des recettes fiscales générée par la vente des cigarettes. Les chiffres parlent d’eux même. L’augmentation de 6 % des cigarettes décidée pour le début novembre va produire une recette de 870 millions d’euros, 700 millions pour l’Etat, 100 millions pour les industriels, 70 millions pour les distributeurs et rien pour la production. Les tabaculteurs sont venus demander justice. Pour Germinal PEIRO, Président du Groupe d’Etude sur le Tabac à l’Assemblée Nationale depuis 13 ans, les pouvoirs publics doivent s’engager au plan national et au plan européen sur le retour de la fiscalité en direction de la production. De cette façon, ce n’est pas l’argent public qui soutient la tabaculture mais les taxes payées par les fumeurs.