Le remaniement ministériel



par Benoît Secrestat, premier Secrétaire fédéral

Le remaniement ministériel
La France change de gouvernement, alors qu’elle aurait surtout eu besoin de changer de politique. Ce remaniement confirme le cap de la politique des gouvernements Fillon précédents. En fait d’ouverture, le président de la République continue à placer ses hommes, ceux de l’appareil de l’UMP, à tous les niveaux des rouages de l’État, avec l’entrée au gouvernement de Christian ESTROSI, ou de Pierre LELLOUCHE, atlantiste forcené à l’Europe et l’arrivée de Brice HORTEFEUX à l’Intérieur. La composition de ce gouvernement est marquée par plusieurs signaux inquiétants de fermeture. Bernard KOUCHNER a ainsi obtenu la suppression du Secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme, Michèle ALLIOT-MARIE, avec un bilan sur la sécurité marqué par la montée des violences faites aux personnes, est nommée à la Justice. La seule note positive dans ce remaniement concerne l’Education Nationale qui perd Xavier DARCOS. Le néo-girondin n’en finit plus de migrer avec une constante, celle de laisser à chaque fois une lourde dette à ses successeurs. Comme Michel MOYRAND a trouvé Périgueux dans une situation financière catastrophique, Luc CHATEL devra gérer 16000 suppressions de postes décidées par son prédécesseur. Nous constatons également que ce nouveau gouvernement ne fait plus aucune place à des ministres d’Etat issus de la diversité. Alors que le candidat Nicolas SARKOZY avait annoncé lors de sa campagne la constitution d’un gouvernement resserré autour d’une quinzaine de ministres, ce remaniement prouve que les promesses de campagne ne sont pas suivies de faits alors que l’on demande tous les jours un peu plus aux Français de se serrer la ceinture. Loin du discours faussement ouvert de Versailles se confirme un nouveau tour de vis social sur les retraites et les droits des salariés. Loi sur le travail du dimanche, menaces sur les services publics, ouverture du capital de la Poste sont à l’agenda d’un gouvernement qui prévoit la poursuite des suppressions de postes à l’hôpital et dans l’Education, symboliquement illustrée par le rattachement de la fonction publique au ministre du budget. Face à la dégradation de la situation économique et sociale du pays, la Fédération de la Dordogne du Parti Socialiste soutien la demande du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale d’une déclaration de politique générale avec débat, et qu’un engagement de la responsabilité du gouvernement ait lieu devant l’Assemblée nationale.



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