Le gouvernement inactif et impuissant face a la crise du lait



Le gouvernement inactif et impuissant face a la crise du lait
La crise du lait, qui sévit depuis plus d’un an, menace gravement les 100 000 exploitations laitières de notre pays, qui connaissent pour la plupart une situation financière catastrophique. Plus de la moitié d’entre elles, en particulier celles dirigées par les jeunes qui se sont lourdement endettés pour mettre aux normes et moderniser leurs outils de productions, sont directement menacées de faillite. En acceptant le principe de démantèlement des quotas qui permettaient de contrôler et reporter la production sur l’ensemble du territoire, en faisant adopter par la majorité la loi de modernisation de l’économie qui a renforcé le pouvoir de la grande distribution, et en interdisant l’interprofession de fixer un prix indicatif du lait, le gouvernement porte une lourde responsabilité dans cette crise. Aujourd’hui, le ministre de l’agriculture se montre totalement inactif et impuissant pour surmonter les difficultés et imposer aux industriels la fixation des prix qui permettent aux agriculteurs de vendre le lait au-dessus des coûts de production. Au moment où la survie de plusieurs dizaines de milliers d’exploitations est en jeu, les producteurs de lait attendent autre chose du gouvernement que des souhaits. Ils attendent des actes leur permettant de vivre dignement de leur travail. Communiqué de Germinal Peiro, Secrétaire national à la ruralité et à la mer



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1.Posté par Benoit Bost le 31/08/2010 09:59
Monsieur le Député,
nous ne pouvons que partager avec vous les inquietudes sur le devenir de la filière laitière, je ne pense cependant pas que les anathèmes que vous lancez permettent d'avancer sur ce dossier
Les négociations de l'interprofession sont laborieuses toutefois des avancées sont à noter. Vous savez comme moi combien les droit de la concurrence européen à limiter la portée des accords professionnels. Le représentant national que vous voulez être doit certes souligner les imperfections mais aussi les progrès réalisés. Le sujet ne mérite pas une nouvelle polémique mais fait appel aux responsabilités de chacun

Le Nord Dordogne, que je connais bien est parmi les territoires aquitains les plus importants de production de lait la restructuration des exploitation s'est en fait déjà opérée
Protégeons et dynamisons donc nos exploitations. Osons pour ce faire ré interroger l'efficacité des politiques régionales, et oeuvront localement. Je partage une partie de vos idées sur la "relocalisation " et la place du local. Passons aux actes!
Vous ne manquez pas de levier, départementaux et régionaux. Mobilisons les de conserve avec les actions de l'Etat

2.Posté par SECRESTAT Benoît le 02/09/2010 15:38
Bien que le « nous » utilisé par Monsieur Bost me laisse perplexe, je souhaite apporter quelques précisions à ce commentaire qui laisse entendre que les collectivités locales, sous-entendu la gauche, n’agissent pas pour venir en aide aux agriculteurs.
S’il est évident que Monsieur Bost connaît parfaitement le Haut-Périgord, je suis certain qu’il sait également que la restructuration des exploitations laitières de ce secteur qu’il cite, a pleinement bénéficié du Plan Départemental « Bovin Laitier » mis en place par le Conseil Général de la Dordogne pour aider les producteurs laitiers à s’adapter aux normes croissantes en matière de qualité et d’environnement.
Quand au Conseil Régional d’Aquitaine, en plus des programmes AREA (Agriculture Respectueuse de l’Environnement en Aquitaine), PAQVEL (Projet d’Amélioration de la Qualité de Vie des Eleveurs Laitiers) ou des aides apportées en faveur de l’installation, de la recherche, de la structuration des filières ou des aides aux CUMA, il vient de mobiliser une enveloppe de 5.000.000 euros pour venir en aide aux agriculteurs touchés par la crise dont 643 722 € pour les producteurs de lait.
Si vous partagez comme moi les idées de Germinal PEIRO en matière de relocalisation des productions agricoles, vous devez également être d’accord avec lui pour promouvoir un nouveau modèle de développement basé sur le juste échange, la préférence communautaire, la régulation des marchés, la reconstitution des stocks, l’organisation de la sécurité des approvisionnements, la lutte contre la spéculation, etc…, autant d’éléments proposés par le Parti Socialiste et rejetés par le Gouvernement UMP.
Comme vous Monsieur Bost, j’espère que la réforme des territoires ne viendra pas anéantir leurs efforts pour la ruralité et l’agriculture.