Le cancer du sein dans une bonbonnière.



Martine Carret

Martine Carret

le professeur Bignon

le professeur Bignon

 

Je n’aime pas beaucoup le rose, j’ai le droit, non ? Je sais que c’est la couleur généralement attribuée aux filles et que le cancer du sein leur est presque entièrement réservé. Mais ce rose, tout ce rose…Je trouve que ça fait un peu… un peu… Chacun mettra l’épithète qui lui convient. C’est donc tout en rose que Périgueux lançait il y a quelques jours l’opération Octobre…rose, dont c’était le dixième anniversaire. Et pourtant il est difficile de voir la vie de cette couleur lorsque l’on a ou que l’on risque d’avoir un cancer du sein. Car derrière tous ces rubans et ces fanfreluches qui espèrent motiver les femmes au dépistage, il y a cette affreuse maladie qui touche une femme sur dix, et pire encore, huit femmes sur dix en cas d’antécédents familiaux. Ce sont ces chiffres qui incitent au dépistage de masse des femmes de 50 à 74 ans : une mammographie tous les deux ans permet de découvrir nombre de cancers à des stades très précoces où les chances de guérison sont maximales. C’est pourquoi, au-delà du côté un peu… un peu… (voir plus haut) on ne peut qu’adhérer à l’action qui a permis à 28 villes de Dordogne de recevoir acteurs et volontaires désireux de sensibiliser à cette démarche des populations souvent éloignées des concepts de dépistage et de santé publique.

Deux interventions remarquables ont attiré l’attention sur le risque majeur que courent les femmes et les hommes dont les familles ont été frappées par cette maladie. Le professeur Bignon, de Clermont Ferrand, dans un exposé passionnant a présenté des travaux relativement récents, encore parfois ignorés du corps médical : la recherche du gène BRCA (pour Breast Cancer, cancer du sein en anglais) dont la présence augmente considérablement le risque de voir se développer une tumeur du sein de façon précoce, et nécessite une surveillance bien plus serrée que celle préconisée par les recommandations de santé publique. Ce gène est présent en particulier dans les familles où plusieurs femmes et hommes sont décédés de cancers du sein. Bouleversant témoignage que celui de Martine Carret, journaliste, dont la plupart des femmes de la famille sont décédées de tumeurs du sein, ou de façon prématurée aux siècles passées (elle a pu établir sa généalogie jusqu’au début du XVIe siècle). Elle-même atteinte et soignée depuis quatre ans, elle milite sans relâche pour que la recherche du BRCA soit de plus en plus répandue et offerte aux femmes à haut risque. Merci à Mme Le Cam, présidente du Comité Féminin Dordogne Dépistage des Cancers, pour avoir su amener à Périgueux ces deux intervenants dont la présence me lui fait largement pardonner tout ce rose…

le bouquet final, aïe, revoilà du rose… De g. à D. Mme Labatut, marraine de l'opération Ruban rose, Mme Le Cam, présidente du Comité Féminin Dordogne Dépistage des Cancers, Martine Carret.

le bouquet final, aïe, revoilà du rose… De g. à D. Mme Labatut, marraine de l'opération Ruban rose, Mme Le Cam, présidente du Comité Féminin Dordogne Dépistage des Cancers, Martine Carret.



Source : http://www.nama24.com/jeanganiayre/?p=4136...