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La rigueur pour qui ? pour quoi ?
Comment répondre aux déficits publics creusés depuis des années par des choix néolibéraux ?
Par des mesures amples, efficaces et justes. Qui remettent à plat la production et la redistribution des richesses. Or les choix faits par le gouvernement – qu’on les baptise austérité, rigueur ou « rilance », sont fondamentalement inefficaces et injustes. Pour nous, c’est le fond du problème. Le gouvernement drapé de vertu et de rigueur, se fait fort, déclare t-il, d’économiser dans les dépenses publiques. Mais quels sont les choix, les secteurs frappés et les personnes touchées ? L’hôpital public, la police, les fonctionnaires et les salariés en général et les aides sociales, bref tous les secteurs dont dépendent la vie individuelle et collective d’aujourd’hui, la survie des plus démunis et les grands équilibres de demain. On ne peut continuer à sabrer dans les effectifs de la police et s’étonner ensuite hypocritement de la dégradation continue de la sécurité publique, à Grenoble ou ailleurs. On ne peut laisser l’hôpital public péricliter et assurer tenir à l’existence d’un système de santé basé sur l’égalité d’accès aux soins. On ne peut tailler dans les effectifs des profs sans conséquence douloureuse pour l’éducation nationale, dont on prétend par ailleurs qu’elle constitue la priorité des priorités. On ne peut réduire les retraites et les prestations sociales et déplorer l'augmentation de la pauvreté. En réalité, le gouvernement a entrepris de « rassurer les marchés » en épargnant ceux qui ont creusé le gouffre et ses amis les plus argentés. Ce faisant, il réduit l’Etat social, transformé en « Etat providence pour les banquiers et en Etat rachitique pour les salariés ». Leur théorie veut que l’on n’agisse sur le déficit que par de la rigueur …mais uniquement à sens unique, en espérant ainsi rééquilibrer les comptes publics dans un temps record. C’est une orientation désastreuse pour notre avenir. En effet, la pression sur les dépenses, associée à une injustice fiscale qui assèche les recettes de l’Etat, va plomber la consommation, grever la reprise et enfermer la France dans un marasme économique et social pour une durée indéterminée. Pourtant il y a de nombreuses voix qui s’élèvent en France et dans le monde pour mettre en garde contre le refus d’une relance véritable. Notamment le prix Nobel d’économie américain Paul Krugman ou l’économiste Martin Wolf du Financial Times (qui est pourtant un néolibéral convaincu). Mais il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. En Sarkosie, le grand jeu consiste à accuser l’Etat social… les services publics, les fonctionnaires, censés être la cause de tous les maux de la Terre (sauf bien sur quand il s’agit de sauver les banques de la faillite). Ce sont des choix qui risque d’enfoncer le pays dans les déficits et dans la paupérisation un nombre croissant de citoyens. Aussi il est plus que temps de les arrêter ! Mireille Volpato |
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© Fédération de la Dordogne du Parti Socialiste, 2009
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