« L’expression libre : droit et devoir » Par Roland Ribes



« L’expression libre : droit et devoir » Par Roland Ribes
La liberté d’expression est un droit précieux.
Pour autant, peut-on toujours tout dire en public, sur les antennes, dans les médias ? Certes, non.
Tout droit suppose des devoirs.
D’abord, les devoirs de tous en République, celui de non atteinte aux droits d’autrui, pas de racisme, pas de diffamation.
Existe-t-il ou pourrait-il exister de telles règles de droit et devoir, au sein du parti socialiste lui-même ?
Bien souvent, des membres de la direction expriment des opinions contraires aux décisions prises collectivement, alors, une réaction, vive se produit « qu’est ce qui lui permet de contrer ainsi les décisions collectives ? il ( ou elle) n’en a pas le droit !

Mais est ce si clair ?

Tout d’abord, si l’on veut s’appuyer sur une décision : il faut deux conditions
D’une part que cette décision ait fait l’objet d’une prise de décision claire et sans ambiguïté
D’autre part qu’il y ait eu discussions préalables, démocratiques, avec tous, avant la prise de décision.

Sur ce second point, il conviendrait d’énoncer pour toutes les instances du parti, quelles sont les règles d’une prise de décision démocratique.
On sait qu’une vraie décision démocratique serait celle de l’unanimité, mais pour y arriver, il faut du temps et on se contente de la majorité
Dès lors, comment faire admettre aux minoritaires qu’ils n’ont plus la possibilité de s’exprimer ?
Il faudrait sans doute, définir, dans la discussion elle-même, l’importance de la question.
Certaines d’entres elles sont des points de fracture, on ne peut demander pour celles-ci aux minorités de rester muettes, même après la décision.
Si la décision est structurelle il faudrait arriver à la quasi-unanimité.
Pour d’autres questions plus conjoncturelles, et qui sont la majorité des décisions, la minorité devrait se plier à la règle.
Dès lors que ce point de la démocratie interne serait posé et accepté par tous, il resterait encore et c’est l’essentiel, l’idée d’une décision claire et sans ambiguïté
Sur ce point, il faut avouer que nos textes peuvent être parfois propices à plusieurs interprétations.

Une fois ces conditions remplies, tous les membres dirigeants seraient tenus à s’y conformer, ou contraints de subir une sanction par exemple d’exclusion temporaire de l’organe de décision.

Sans prétendre donner des réponses définitives sur un sujet difficile, souhaitons que ce billet de réflexion, fasse réagir et s’exprimer d’autres idées, pour ouvrir un débat .



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