Ne faudrait-il pas opposer la "question préalable" au projet de loi de méforme des retraites.
En effet, est il opportun de reculer l'âge de la retraite alors qu'il y le quart des jeunes actifs sans travail et près de la moité des "vieux" de plus de 55 ans sans travail et sans autres ressources que l'ASS dont je connais la modicité pour être passé par là ? Pour ces motifs, il n'y a pas lieu de débattre même si l'UMP majoritaire s'opposera à cette question préalable. Mais c'est l'un des rares moyens forts pour rappeler au pays (la toute petite part qui aurait encore besoin d'être édifiée) que le projet MEDEF/FMI est dénué de sens.
Autre motif à cette démarche parlementaire : en l'insuffisance d'investissement pour créer des emplois, donc des cotisants, comment est il possible d'envisager un rétablissement des finances des régimes de retraite qui, rappelons le, ont déjà été "sauvés" en 1993 (Balladur) et 2003 (Raffarin/Fillon) ?
Enfin, sur le registre de la solvabilisation des ressources des actifs futurs retraités qui ont créé les richesses du pays, pourquoi ne pas reprendre sous forme de cotisations supplémentaires les 3 points de PIB qui ont été transférés à l'augmentation des dividendes (dont la moitié est versée hors de France) en vingt ans et donc retranchés des moyens d'investissement ?
Ce que nous demanderons une fois de plus le 7 septembre dans les manifs, c'est du travail pour tous, pour le présent des actifs et leur avenir de retraités.