Générosité – Solidarité – Santé



Générosité – Solidarité – Santé

–Alors que ce  « Week-end de la générosité » s’achève, que résonne encore le 3637 et que les «téléthonniens» fatigués se reposent, à l’image de nos courageux élus qui ont su braver le froid pour descendre le canal de Lalinde à bord de l’Elina, une fière Gabarre fidèlement reconstituée et habilement menée par  des passionnés en vêtements d’époque,

 Vous ne m’en voudrez pas de poser deux questions de fond qui méritent réflexion  et  des réponses politiques : 

1 – Qui en France sont les plus généreux,  les riches ou les pauvres ?

2 – Faut-il que la recherche médicale soit financée par des dons privés  octroyés à des associations quasi indépendantes ?

 

En fait,  répondre à ces questions revient à poser un choix : faut-il laisser les lobbyings fixer les priorités et les recherches s’auto financer via les dons, ou au contraire l’intérêt général devrait-il fixer les priorités et l’état assurer le financement  via des prélèvements plus équilibrés entre  les différentes couches de la populations selon leurs moyens ?. 

La réponse est probablement un mixte des deux en fonction des gouvernements, dans un monde socialiste idéal la deuxième tendance devrait s’imposer, mais  malheureusement cela est impossible dans le monde de Sarkozy où les conflits d’intérêts sont communs, les grands groupes d’assurances privées et les grands laboratoires contrôlés par les amis du président dont ses propres frères.

Deuxième questions les dons sont-ils équitablement répartis ?

D’après une étude Insee de 2008, en prenant le quart  des français les plus riches que l’on appellera les riches, et le quart des français les plus pauvres que l’on appellera les pauvres,

18% des riches donnent contre 2% des pauvres

Avant impôts

Les riches donnent en moyenne 107€

Les pauvres donnent en moyenne  50€

Après réduction impôts cela donne

Riches : 27€

Pauvres : 35€

Étonnant non ? Les pauvres, quand ils « peuvent » donner, sont plus généreux et le fossé se creuse davantage si l’on ramène cela au revenu disponible : la moitié des pauvres consacre plus de 0,23% de leurs revenus aux dons, alors que pour les riches, le chiffre est de 0,06%.

Les riches  sont plus nombreux à donner, certes, dont les très riches, amis du président et ils auront eux aussi  accès aux découvertes de la recherche mais ils donnent beaucoup moins que les pauvres !  

Ne faudrait-il pas leur forcer un peu plus la main ? On arrive au paradoxe extraordinaire suivant : Spontanément et volontairement ce sont encore les moins aisés qui sont prêts à se priver le plus pour l’intérêt collectif.  

En tout cas, saluons tous Riches et Pauvres cet élan de générosité  qui nous permet de garder espoir  dans l’espèce humaine et qui nous donne encore plus envie, nous socialistes, de combattre l’injustice sociale.

Alain Bellevergue

Secrétaire de la section  PS du canton de Lalinde



Source : http://lalinde.parti-socialiste.fr/2010/12/06/gene...



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