Gaz de schiste : la Fédération de la Dordogne du Parti socialiste demande un moratoire



Gaz de schiste : la Fédération de la Dordogne du Parti socialiste demande un moratoire
De nombreuses sociétés pétrolières s’intéressent de près au gaz de schiste que notre sous-sol pourrait receler, Il s’agit d’hydrocarbures beaucoup plus difficile à extraire que les produits pétroliers classiques.
On sait que cette exploration et l’exploitation qui suivra, est extrêmement polluante et destructrice de l’environnement. Elle nécessite une énorme quantité d’eau. Pour creuser un puits, il faut 10 à 15 millions de litres d’eau, et des centaines de puits sont nécessaires. Nos régions ne disposent pas de telles quantités d’eau disponible. De plus, les techniques utilisées présentent de grands risques de pollution des nappes phréatiques liés aux produits chimiques ajoutés à cette eau. Les nord-américains, qui exploitent déjà de nombreux puits, en ont fait l’expérience. Les nappes phréatiques proches des forages ont été polluées de deux manières : infiltration de gaz dans les réserves naturelles d’eau et infiltration des produits chimique

Gaz de schiste : la Fédération de la Dordogne du Parti socialiste demande un moratoire
Pourtant, entre permis d’exploration déjà accordés et demandes en cours, plus de la moitié du sud de la France est concernée mais ni les élus, ni la population ne sont informés.
La société 3LEGS Oil&Gas, dont le siège est situé à l’Ile de Man, paradis fiscal notoire, a déposé en Août 2010 une demande de permis d’exploration dit « permis de Cahors » pour prospecter une zone de plus de 5700km² sur cinq départements (l’Aveyron, la Dordogne, le Lot, et Tarn-et-Garonne et Tarn).

Gaz de schiste : la Fédération de la Dordogne du Parti socialiste demande un moratoire
Le dossier est en instruction au ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer et pourrait être validé fin février. Après les promesses du Grenelle de l’environnement, il est stupéfiant de constater que ce ministère délivre ainsi des permis de polluer sans concertation préalable, sans information des élus et même sans études d’impact préalables dans des régions classées et à fort potentiel touristique. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de suspendre ces permis dans l’attente de clarifications sur les techniques utilisées et sur leur impact écologique et économique pour nos territoires.


Benoît SECRESTAT
1er Secrétaire fédéral



Espace militant
 

Recevoir la newsletter


Derniers tweets