Euthanasie : une initiative de Germinal Peiro




Euthanasie : une initiative de Germinal Peiro
Le 8 juillet dernier, j’ai déposé à la Présidence de l’Assemblée Nationale une proposition de loi afin de reconnaître l’exception d’euthanasie et de l’aide active à mourir. Alors que le sujet de la fin de vie reste difficile, j’ai décidé de rédiger cette proposition de loi après avoir constaté que le droit français actuel ne répond toujours pas de façon claire et satisfaisante aux cas des personnes qui sollicitent, en pleine conscience, une aide active à la mort pour abréger leurs souffrances et qu’il n’est pas prêt d’évoluer si l’on considère le rapport et les conclusions de le Mission parlementaire d’évaluation de la loi sur la fin de vie qui propose un statu quo juridique. En déposant cette proposition de loi, j’ai voulu répondre à deux problèmes. Celui de la dignité et celui de la liberté. • Dignité car je considère que nous devons tout faire pour éviter la souffrance et la déchéance tant physiques que morales au moment où l’on arrive au bout de sa vie. Certes, avec les lois Kouchner et Léonetti, notre pays a fait des progrès considérables en matière de soins palliatifs. Néanmoins, il demeure des ambigüités, des zones d’ombre notamment pour les patients atteints de maladies incurables et invalidantes. De plus, et il faudra aussi régler cette question, les services de soins palliatifs, comme l’ensemble de notre système hospitalier, souffre cruellement de moyens et ne pourra indéfiniment masquer ces lacunes par le dévouement de son personnel. • Liberté car j’estime que si la liberté représente en France une valeur fondamentale orientant la vie de chacun, il semble en revanche qu’elle soit particulièrement difficile à faire admettre quant au choix de sa fin de vie. Mourir peut s’avérer une épreuve longue et éprouvante, surtout lorsque cela s’accompagne de douleurs et de souffrances, physiques ou psychiques indicibles. Des pays comme les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la Colombie, des provinces canadiennes comme le Québec et l’Ontario ou bien encore l’Etat étatsunien de l’Oregon l’ont compris en dépénalisant l’aide active à mourir et l’euthanasie. En Espagne, une forme d’aide à la mort à l’intérieur d’un environnement pénal assoupli et adapté est autorisée. Au contraire, le code pénal français n’établit aucune distinction entre la mort donnée à autrui par compassion et celle infligée intentionnellement, qualifiée d’assassinat et punie de la réclusion criminelle à perpétuité. C’est la raison pour laquelle il apparaît nécessaire de reconnaître et d’organiser, avec toutes les précautions qui s’imposent, les modalités de l’euthanasie active afin de préserver la dignité de la personne humaine en fin de vie. Germinal Peiro ,député de la Dordogne [Le texte de loi dans son intégralité]url:http://www.ps24.org/file/52899/ [ Interview dans sud ouest]url:http://www.sudouest.com/dordogne/actualite/article/662357/mil/4931831.html

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1.Posté par Marc24 le 31/07/2009 23:33
La mort est toujours un drame. Pour celui qui perd la vie. Pour celui qui perd un être cher. Se voir partir, voir que le seul espoir c'est de quitter dignement la vie, conscient, avec des souffrances atténuées doit être un grand soulagement. De même, voir un être cher glisser vers l'au-delà et rester impuissant, est terrible. Surtout quand on voit dans un bref éclair du regard une demande. La demande ultime. Germinal, ces dernières années des progrès ont été faits sur le sujet. L'opinion évolue lentement, très lentement, peut être trop lentement. Ce petit coup de pouce législatif peut soulager bien des consciences.

J'ai lu le texte. Tu dépénalises l'euthanasie. C'est, je crois, le point fort. Le reste, c'est l'encadrement nécessaire. Il le faut pour éviter les dérives mais quelles dérives? Le criminel qui agit pour son intérêt particulier peut profiter du système. S'il avait un tantinet moins lâche n'aurait-il pas passé à un acte définitif du vivant de l'autre?


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