En vidéo : questions d'actualités au gouvernement

par Pascal Deguilhem, député de la Dordogne




Monsieur le Président, Monsieur le Ministre de l'Education Nationale,

Aujourd'hui 30 juin, vous avez la possibilité de vous installer dans vos nouvelles fonctions en ne mettant pas en œuvre le plus grand plan social décidé par votre prédécesseur.

Aujourd'hui, 30 juin, 30 000 personnes appelées EVS (employé de vie scolaire) ou AVS (auxiliaire de vie scolaire) recrutés par le Ministère de l'Education Nationale voilà trois ou six ans, vont venir allonger les files d'attente de Pôle Emploi car vous en avez décidé ainsi. En pleine crise économique, à un moment où l'Ecole doit être l'objet de toute notre attention, cet abandon est inacceptable.

INACCEPTABLE parce que, pendant la durée de leur contrat, ces salariés, payés entre 600 et 800 euros net par mois, faut-il le rappeler, se sont investis souvent sans compter dans leur emploi. Ils ont aidé les directeurs dans leurs tâches administratives. Ils ont permis, à la satisfaction de toute la communauté éducative, la scolarisation d'un grand nombre d'élèves en situation de handicaps. Ils ont été pleinement intégrés dans les équipes éducatives. Ils ont eu le mérite de se former eux mêmes faute d'avoir pu bénéficier des formations initialement promises par le Ministre. Ils ont acquis une véritable formation professionnelle. Ces personnes sont opérationnelles et essentielles au bon fonctionnement de nos écoles. Elles sont reconnues par les inspecteurs d'académie, les directrices et directeurs d'école, les enseignants et les parents.

Je veux insister sur le rôle essentiel des auxiliaires de vie scolaire qui ont permis la prise en charge individuelle d'enfants en situation de handicap qui n'auraient pu sans cela s'intégrer à l'école et y progresser. Pour ces enfants, la continuité de la prise en charge, l'unicité du référent sont primordiales pour une intégration réussie. Dès lors le renvoi sec à la case chômage de ces emplois pérennisables ne peut constituer une réponse satisfaisante pour personne. Cette opinion est, je le crois partagée sur tous les bancs de cet hémicycle, Aujourd'hui 30 juin, qu'allez-vous faire Monsieur le Ministre ?





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