Economie Sociale Solidaire et Environnementale.



UNE PETITE USINE DANS LA PRAIRIE   A deux pas de chez-nous à Sainte Sabine dans le Canton de Beaumont une petite usine qui fonctionne sous forme de coopérative ouvrière depuis… les années 70,  Preuve s’il en est  que c’est possible et pas uniquement pour les mutuelles. Ils en sont aujourd’hui à la troisième génération d’adhérents. Usines d’une [...]

UNE PETITE USINE DANS LA PRAIRIE

 

A deux pas de chez-nous à Sainte Sabine dans le Canton de Beaumont une petite usine qui fonctionne sous forme de coopérative ouvrière depuis… les années 70,  Preuve s’il en est  que c’est possible et pas uniquement pour les mutuelles. Ils en sont aujourd’hui à la troisième génération d’adhérents.

Usines d’une vingtaine de personnes qui  déshydrate de la luzerne. Les grandes orientations sont prises en commun  puis une réunion hebdomadaire règle le quotidien et la participation aux bénéfices ou aux difficultés. Par contre chacun dans le travail quotidien reprend son rôle du directeur au mécanicien en passant par le secrétaire.

Cela aura été un exemple de solidarité, comme nous le raconte le président actuel de la GRASASA : Thierry Guérin. Ce fut un combat de nos anciens « une bande de fou » comme on les surnommait en fin des années 60, 15 hommes dont l’idée était de déshydrater de la luzerne pour nourrir les bêtes, notamment l’hiver. Une idée d’avant-garde à l’époque.

IL a fallu monter l’usine, s’improviser terrassier, maçon, charpentier, trouver les investisseurs, négocier avec la banque mais ils y sont arrivés et ont laissé à leurs enfants un formidable héritage qu’ils ont su préserver.

 La luzerne Une culture essentielle pour la sauvegarde de l’environnement, qui pourtant dans les années 70 n’était pas encore une préoccupation principale : Encore une idée d’avant-garde. La Luzerne économise l’azote et ne nécessite aucun apport phytosanitaire. La luzerne préserve les territoires de production et présente la meilleure performance sur le plan énergétique. C’est donc un excellent aliment naturel pour les animaux qui améliore notamment la production laitière.

Cela étant, cette petite usine pleine de ressources, ne s’en tient pas là  et tant à déshydrater a tenté de déshydrater différents matériaux avec plus ou moins de succès. Elle produit aujourd’hui en plus des granulés de luzerne des granulés de bois pour les chaudières et poêles à bois et contribue à la diffuser ce mode de chauffage écologique qui loin d’être un facteur de déforestation est au contraire un moyen de récupérer les sciures de la région, les productions locales fixant les emplois sur le territoire,de renouveler la forêt dans le cadre d’une exploitation durable.

APRES CETTE VISITE UNE CONFERENCE PRESIDEE PAR STEPHANE LE FOLL (député européen)

 

Comment équilibrer les échanges agricoles en conservant  voire en améliorant les niveaux sociaux et environnementaux de chacun des pays. Voilà la très difficile équation qu’il faut résoudre.

Il y a les très simplistes qui disent : une taxe au frontière ou une règle – on refuse le veau américain et aussitôt les américains refusent le roquefort français – on taxe le lait roumain (si on pouvait) et on créé des disparités un peu à la tête du client…

Pour éviter ces disparités Stephane le Foll préconise de réguler les marchés selon 3 axes :

Ces orientations semblent entendues par la commission européenne

         1 Adapter le marché

C’est-à-dire adapter l’offre à la demande sous forme contractualisée, 

         2Compenser les handicaps

Soit géographique, soit saisonnier, mais aussi social et environnemental

         3Rémunérer les services

Remettre une haie en état, dépolluer un champ, protéger un site naturel, capter le carbone…pour toutes ces missions l’agriculteur devrait être rémunéré.

Le débat en présence de :

Thierry GUERIN, directeur des CUMA Dordogne et président de la GRASASA, Benoit FAYOL, président de la FDSEA, Michelle ROUX, membre de la Commission lait de la Confédération Paysanne, Denis LABROT, conseiller municipal de Nojals et Clottes

Fut intense, bien accepté sur le fond les axes 2 et 3 laissèrent très septique Thierry Guérin. Bien que plus onéreuse l’agriculture bio se développe preuve en ait la forte diminution de consommation de pesticide et chacun s’en allant de sa recette ou de sa méthode.

Valorisation de la biomasse, assolement, association de culture, circuits courts….

Un bien bon débat, une conclusion optimiste de Jean Luc Patrie :  Penser Global – Produire Local bien méritée mais je reste un peu sur ma faim.

Nous avions là sans être péjoratif que de petits et moyens agriculteurs. Qu’en pensent les grands céréaliers ?

Alain Bellevergue



Source : http://lalinde.parti-socialiste.fr/2010/06/08/econ...



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