Fédération de la Dordogne du Parti Socialiste

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ET MAINTENANT…




  Plus que jamais, alors que l’échiquier de la présidentielle se met en ordre, nous socialistes, nous sympathisants de gauche avons besoin DE LUCIDITE, D’OBJECTIVITE, D’AUDACE, D’ACTION sans pour autant  perdre nos VALEURS. Je suis intimement  convaincu après avoir  entendu … Continuer la lecture

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Plus que jamais, alors que l’échiquier de la présidentielle se met en ordre, nous socialistes, nous sympathisants de gauche avons besoin DE LUCIDITE, D’OBJECTIVITE, D’AUDACE, D’ACTION sans pour autant  perdre nos VALEURS.

Je suis intimement  convaincu après avoir  entendu les différents intervenants de la primaire de droite et  à voir  maintenant très clairement le projet  du «rescapé» qu’il nous prépare une société injuste, égoïste et brutale. Dans ce monde, les plus faibles, les victimes du système, sont  aussi désignés responsables. Déjà accablés, ils seront pourchassés, contrôlés, isolés, sacrifiés. En effet, le ressuscité des sondages nous  mijote une des pires sociétés que nous ayons connue.

Notamment, une surenchère aux économies budgétaires, des suppressions de postes dans la fonction publique au delà de ce que permettent les simples départs naturels ! Bien entendu sans dire quels sont les services qui ne seront plus rendus à nos concitoyens, comment sera assurée notre sécurité, préservée notre santé, éduqués nos enfants, rendue la justice, ou tout simplement administrées nos cités.

Non, vraiment un programme  d’une violence inouïe, totalement irréaliste, inapplicable et qui de toute façon se heurterait immédiatement à une opposition syndicale et politique rendant sa mise en application très problématique. Faut il rappeler, avec toute la prudence qui s’impose vis-à-vis des sondages, que 56% des français se prononcent contre ce programme, il serait donc bien loin de faire une unanimité NATIONALE. Ce qui le rend de facto démocratiquement illégitime. 

Oh ! Si la situation à droite est loin d’être partagée. A gauche il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir.

A Gauche-gauche. Ils n’ont toujours rien compris ! On les croyait un peu plus réalistes. Mais ouvrez donc les yeux, le quotidien nous le démontre en permanence : l’économie de marché est mondiale, nous ne pouvons rien faire isolés, enfermés, dans notre pays, les plus grands «capitalistes» sont chinois, ils envahissent le marché de produits à prix cassés et sont passés maitres pour spéculer avec leur monnaie : le Yuan. Les milliardaires russes viennent dépenser leur argent à Paris. Les indiens fournissent l’acier. Les américains imposent amendes et sanctions au monde entier. Nous achetons le pétrole en dollars, et j’en passe…

Communistes-Mélonchonnistes-Frondeurs, aux commandes de vos communes (et je sais de quoi je parle) vous savez faire la différence entre fonctionnement et investissements, vous  gérez (et pas trop mal) votre budget en respectant les règles comptables, en ne dépensant pas ce que vous n’avez pas et, vous savez (bien obligés) rembourser vos emprunts!

Inutile de développer  de grandes thèses économiques fumeuses, aux commandes du pays, mêmes causes, mêmes effets. Or que de  promesses! que d’exubérances qui nous conduiraient inéluctablement à la ruine !

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    S’il vous plait, simplement, un peu de raison, un peu de sagesse, du simple bon sens!

 Comme disait Jaurès :

 «Le courage, c’est de comprendre  le réel et d’aller à l’idéal … »

Impossible de faire des propositions qui tiennent la route, sans tenir compte de la réalité, du contexte, de L’Europe, du Monde mais sans pour autant renoncer à notre idéal, à nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de justice sociale, de laïcité, d’humanisme…Ce qui fait toute la différence avec la droite.

Mais que diable! Sachons la regarder en face cette réalité! Et éliminer l’impossible et l’insupportable comme le propose certains candidats tels :

-          Un doux rêve collectiviste utopiste et irréalisable dans un contexte mondialisé.

-          Une droite revancharde, ringarde dont les perspectives sont la semaine de 48h00, la suppression de 500 000 fonctionnaires, 100 milliards d’économie, la retraite à 65 ans et la destruction de notre protection sociale.

-          Ou pire encore l’avènement du populisme,  et l’exacerbation des plus bas instincts

Non une autre voie est possible au centre gauche. Comme celle pré-tracée par Michel  Rocard.

   Voir : (http://lalinde.parti-socialiste.fr/testament-politique-de-michel-rocard/)

Une Gauche qui ne nie pas la réalité de l’économie de marché et le progrès.

Une Gauche qui sait qu’il existe autour d’elle, une Europe, un monde, qu’elle n’est pas seule et qu’il faudra obligatoirement  composer. (Il ne suffira pas de rencontrer Angela et de renverser la table comme le mime si bien Mélenchon dans ses grandes envolées quand il fait son show.)

Une Gauche face à la réalité, qui sait très bien que la Finance « Oriente »  l’économie et que tout l’art de bien gouverner consiste à  CONTROLER, MAITRISER, REGULER cette Finance.

La Finance n’est pas une ennemie (ce que n’a jamais dit François Hollande) mais  bien un  adversaire (ce qu’il a dit), un adversaire utile, à surveiller, à dompter, à guider dans le sens de l’intérêt général. C’est un outil, un moyen et non un objectif en soi.

Une Gauche qui réforme, une gauche qui transforme dans le sens de l’intérêt général, de l’intérêt public, des droits de l’homme… 

Cela signifie quoi ?

A – LE CHOIX d’UNE LIGNE POLITIQUE CLAIRE

1 – Dégager clairement la ligne majoritaire du parti  pour assumer cette politique sociale démocrate, progressiste, réformiste, voire, oser les mots de sociale-libérale.

Ce n’est pas un gros mot quand il est associé à Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité.

Et ce n’est surtout pas un gros mot en comparaison du  programme radical  ultra libéral de la droite  associé à individualisme, pauvreté, égoïsme, conservatisme.

Il faut arrêter les synthèses molles, type motion A, dans lesquelles on retrouve trop de tendances divergentes qui entretiennent ambigüité, malentendus, indécision et l’absence de perspectives.     

Cette clarté permettra de positionner le parti  en véritable soutien du  gouvernement et au gouvernement  d’appliquer  sa  politique sociale démocrate, économique  sans complexes, avec une véritable vision.

2-  Couper l’herbe sous le pied d’Emmanuel  Macron en reprenant  en partie ses thèses et les assumer.

C’est en n’assumant pas cette ligne politique au sein du parti qu’un Emmanuel Macron a pu émerger et se distinguer.

Il n’en est pas propriétaire, s’il veut les défendre  qu’il vienne le faire à la primaire de la Gauche.

3- Réfléchir sur les métiers d’avenir et sur les conséquences de  la société de demain

Réfléchir sur la socialisation de l’ubérisation

Réfléchir sur les métiers et la société de demain et sur la transition

Il y a tout un travail à mener sur un modèle de société face à l’évolution numérique et technologique afin de les intégrer socialement. On attend quoi pour y travailler ? il s’agit d’un chantier énorme.

Il nous faudrait donc proposer des solutions. (Intégrer le travail de  Jacques Attali)

4 – Un parti  moderne  décomplexé

 Libéré, qui n’ait pas peur de se pencher sur l’avenir et de croire à l’évolution scientifique et technologique. (Ce qui ne veut pas dire faire n’importe quoi !)

Le monde scientifique évolue très rapidement, des découvertes importantes sont faites tous les jours. Ce n’est rien face aux  découvertes à venir et sur les conséquences  qu’elles pourront avoir sur notre quotidien.

-          En astronomie : avec les ondes gravitationnelles, la matière noire, l’énergie sombre…

-          Sur les particules, et la connaissance de la matière

-          Sur le nucléaire, notamment pour la fission avec les neutrons rapides qui permettront de recycler le combustible et de réduire la durée  de vie des déchets  à cycle long. Et  au-delà pour la fusion, la perspective d’une maitrise est en vue.

-          En génie génétique pour soigner les maladies rares

-          En Chimie pour synthétiser de nouveaux carburants ou réduire le co²

-          Et bien d’autres encore

Un parti  qui évolue sur la pensée écologique, sans se laisser enfermer dans les affirmations (voire les mensonges) d’une écologie sectaire, incompétente et endoctrinée.  (Ceci demanderait un long développement, notamment  sur l’avenir du nucléaire, bien mal expliqué et mal chiffré)

 

B – Le CHOIX DU CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE

La fonction présidentielle est d’une importance capitale, elle impose à celui qui l’occupe de se transcender : Il n’y a pas de président normal. Même s’il est issu d’un parti, d’un courant, il devient le Président de tous les français.

En ce qui nous concerne, Le futur candidat devrait donc  être issu de cette gauche moderne et réformiste et  être en capacité de revêtir l’habit présidentiel et en être digne. Il serait bien entendu préférable, qu’il dispose d’une majorité qui le soutienne et pour cela, il doit avoir la main mise sur les investitures aux législatives.

Il devra restaurer l’autorité de l’état, se faire respecter, non pas par autoritarisme mais d’abord en se respectant lui-même, et en respectant quelques règles de conduite élémentaires. En expliquant  en permanence son action et sa vision à long terme.

Il faut saluer la décision très digne de François Hollande, malgré un bilan dont il n’a pas du tout à rougir mais à cause d’un travail de sape systématique de la droite et des médias (ce qui peut se comprendre) mais aussi à celui d’une minorité socialiste totalement inconséquente et aussi à cause d’une mauvaise communication gouvernementale et de sa part.

Ces «frondeurs» minoritaires n’ont probablement pas encore mesuré le grave danger dans lequel ils entrainent la nation. Beaucoup plus lucide, François Hollande ne veut pas ajouter la division à la division, saluons son courage, saluons sons sens de l’intérêt général et de la nation. 

Cela étant, La primaire de gauche permettra enfin d’afficher clairement la ligne politique que souhaitent les Français.

Un peu de politique Fiction

François Hollande, hors piste, la route est ouverte pour Manuel Valls. On peut penser qu’il sera en capacité de remporter la primaire de Gauche. (Le score sera probablement assez  serré avec celui  A. Montebourg)

Il nous reste

-          Mélenchon +PC

-          Verts

-          Macron

-          Valls

Comment gagner ?

Il est évident que «le chacun pour soi» assure un second tour Fillon-MLP. Un retrait de Mélenchon parait  improbable. La positon de Macron, me semble t il, évoluera en fonction
de sa situation dans les sondages. Il est intelligent, il a un avenir à préserver, pourrait-il devenir le traitre qui aurait permis la victoire de l’ultra libéral ou pire du FN ? Probablement pas !

Il reste une seule voie pour gagner, convaincre les électeurs et l’intelligence collective. Bien plus censés que leurs leaders.

Il faudra alors compter sur toute la force de conviction, du bon sens, de la raison, et du charisme de notre candidat.

Soutenu par un parti uni dont l’orientation politique  aura été clairement définie.

On pourra aussi compter sur le rejet qu’inspirera le projet Fillon, lorsque nos concitoyens prendront réellement conscience de la radicalité de son contenu.

Alain Bellevergue



Source : http://lalinde.parti-socialiste.fr/archives/3201...

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