Claudine Le Barbier « déraille »

Par Emmanuel Espanol, Conseiller régional d’Aquitaine en charge des gares et pôles d’échanges Aquitaine
Elu suivant la ligne Libourne-Bergerac-Sarlat et Périgueux-Le Buisson-Agen



En réaction à l'article paru dans sud ouest le 18 novembre 2009

Claudine Le Barbier « déraille »

Claudine Le Barbier « déraille »
Ma collègue élue régionale UMP Claudine Le Barbier s’est lancée dans Sud-Ouest du mercredi 18 novembre 2009 dans une critique sans nuance de la politique TER de la Région. C’est curieux car c’est un aspect de la politique régionale qui fait l’unanimité auprès des usagers, des associations, et des syndicats.

On peut comprendre qu’elle soit atteinte d’une certaine fébrilité électorale, mais il faut rappeler quelques faits et rétablir la vérité.

Le matériel roulant
Elle critique en même temps l’attribution d’une rame nouvelle sur la ligne Bergerac/Sarlat, et la « vétusté « supposée du matériel. Au-delà de cette incohérence, il faut savoir que la décision d’affecter du matériel roulant à une ligne appartient à la SNCF, pas au conseil régional.
D’une part, la région est fortement intervenue auprès de la SNCF pour qu’une affectation prioritaire d’autorails récents soit faite sur la ligne Libourne/Bergerac/Sarlat, et d’autre part, la région a financé la rénovation de la quasi totalité des rames actuelles sur cette ligne : ceux qui prennent régulièrement le train savent que les anciens trains « rouges » sont remplacés progressivement par des rames « bleues » beaucoup plus confortables. Sur les lignes Bordeaux/Périgueux ou Périgueux/Agen, quasiment 100 % des TER circulant ont moins de 10 ans.
Par ailleurs, la région n’est pas responsable des délais de livraison très long des nouveaux trains. Par contre elle est responsable des commandes, c’est ce qu’Alain Rousset conduit à marche forcée depuis 1998 : l’acquisition de nouvelles rames.

Les difficultés sur la ligne
La région est critiquée alors qu’Alain Rousset a fait inscrire la modernisation complète de la ligne jusqu'à Sarlat dans le cadre du contrat de projet avec l’Etat. Pour les difficultés quotidiennes, réelles, la région fait pression constante sur la SNCF (qui est responsable de l’exploitation) pour que la ponctualité s’améliore, que les ralentissements soient levés. Mme Le Barbier se trompe de cible.

La modernisation des gares
Calculer en euros par habitant n’a aucun sens, chaque région a une densité de population et de gares variables, et les réseaux ferrés sont très divers. En Aquitaine, nous rénovons 1/3 des gares et haltes d’Aquitaine sur 6 ans, couvrant tout le territoire et 95% de la fréquentation.
En plus, il faut savoir pour être précis que notre ligne budgétaire suffit à conduire notre plan et à répondre aux attentes des mairies dotées de gares. Mme Le Barbier veut elle dépenser de l’argent public non nécessaire ?
Sur la Dordogne, la région a conduit un effort particulier : Saint-Emilion et Sainte-Foy rénovées, Bergerac complètement rénovée (près d’un million d’euros au total), Le Buisson-de-Cadouin programmées, Siorac, Montpon, La Coquille, Thiviers, Terrasson, en cours, …la liste est longue.

L’avenir
La région a inscrit à son SRIT cette année le cadencement de la ligne Libourne/Bergerac dans les prochaines années, la mise à l’étude d’une desserte renforcée jusqu’au bassin d’emploi de Lalinde/Le Buisson.
La région conduit aussi la politique d’accessibilité aux handicaps, sans un centime d’aide de l’Etat, Mme le Barbier pourrait s’associer aux nombreux élus de proximité mécontents du gouvernement en demandant un engagement de l’Etat sur cette priorité citoyenne, plutôt que de polémiquer sans connaître le dossier TER.



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