Camarade Pierre



Camarade Pierre
Je t’ai entendu, il y a quelques jours, au sénat, rappeler le combat que tu as mené, sous la présidence du camarade François, pour instaurer la retraite à 60 ans. Comment tu l’as « ardemment souhaitée et désirée ». Tu fais partie de cette génération qui a permis aux revendications des travailleurs de se réaliser au plus haut niveau.
Aujourd’hui, le gouvernement de droite veut « en catimini abolir l’histoire ». Ils nous disent que les déficits sont insupportables, que le système est en faillite et que ce que tu as fait en 1982 était irresponsable. Ils ne disent pas que les deux tiers du déficit sont les effets de la crise financière, avec le coût des exonérations fiscales de la loi TEPA on pourrait combler, durant 6,7 ans, le déficit de notre système de retraite et surtout qu’il existe des solutions plus équitables et moins injustes.Je tiens à te dire, camarade Pierre, que tout espoir n’est pas perdu. Il y avait beaucoup de camarades socialistes dans les rues, mais il y avait encore plus de camarades syndiqués prêts à sacrifier une partie de leur salaire pour poursuivre l’œuvre de progrès social que tu avais réalisée.
Grace à toi, au camarade François, aux socialistes, à ceux qui ont cru et se sont battu pour des revendications sociales justes, les travailleurs de France ont vu leurs conditions s’améliorer. Aujourd’hui, face aux attaques des représentants du capital, nous défendons ces progrès jusque dans la rue.

La retraite à 60 ans « c’est une ligne de vie, c’est une ligne de souffrance au travail, c’est une ligne de revendication, c’est une ligne d’espoir… » C’est notre combat.

Cyril Boulley.

(En italique : extrait de l’intervention de Pierre Mauroy au sénat le 9/10/2010.)




Source : http://www.ps24.org/saintastier/Camarade-Pierre_a9...



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