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Assises des territoires ruraux: Développement et ValorisationLa réponse du Conseil Général
DÉVELOPPEMENT DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ET VALORISATION DES ATOUTS DES TERRITOIRES RURAUX
Les atouts d’un département comme la Dordogne sont nombreux : patrimoine incomparable, traditions reconnues, environnement préservé, agriculture de qualité, diversification des activités économiques et tertiaires, essor des exportations... Parmi les territoires ruraux du centre et du sud ouest de la France, la Dordogne dispose d’avantages comparatifs importants et tire son épingle du jeu depuis une vingtaine d’années, si l’on en juge par la croissance démographique qui la caractérise. La période actuelle, marquée par la récession de l’année 2009, aura cependant frappé durement l’économie départementale, avec 5 000 chômeurs de plus en 18 mois. La Dordogne, comme l’ensemble des départements français, est avant tout tributaire des évolutions de la conjoncture. C’est donc principalement par une politique nationale et européenne adaptée que l’économie locale peut trouver un contexte favorable à son développement. Pour que des entreprises s’installent, encore faut-il qu’on en crée davantage qu’on en ferme et qu’il y est suffisamment de débouchés nationaux et étrangers. Pour cela, une relance de l’activité par le soutien à la consommation et à l’investissement, le lancement de programmes massifs de recherche, la construction par l’Etat de grandes infrastructures d’aménagement du territoire et le renforcement de la solidarité et des services publics nous paraissent indispensables au redémarrage durable de l’économie. L’éducation nationale, par exemple, en ce qu’elle est un vecteur de confiance sociale et de progrès des qualifications, devrait être renforcée dans ses moyens et ses effectifs.
Les politiques publiques actuellement mises en œuvre ne nous semblent pas particulièrement orientées en faveur des territoires ruraux. Nous en prendrons cinq exemples parmi d’autres :
- la réforme des fonds structurels européens et des contrats de projets en 2007 avec des enveloppes financières abaissées et centrées sur les enjeux de compétitivité des grandes entreprises et la priorité accordée aux zones métropolitaines dans la recherche de compétitivité. - l’évolution ralentie des concours de l’Etat en faveur des collectivités territoriales depuis 2008 avec la suppression du contrat de croissance et de solidarité qui permettait aux dotations d’augmenter plus vite que l’inflation. Rappelons qu’il est prévu une Dotation Globale de Fonctionnement, première participation de l’Etat aux dépenses locales, en progression de 0,6 % seulement en 2009. - la diminution des crédits alloués par l’Union Européenne à la politique agricole commune alors même que de nombreux secteurs pour lesquels l’intervention publique est indispensable sont aujourd’hui à la peine (tabaculture, bovin-lait...) - la préparation d’une réforme des financements, des modes de scrutin et des compétences des collectivités territoriales qui limitera les possibilités d’action des conseils généraux et régionaux en faveur des communes et des associations ainsi que la représentation démocratique des élus ruraux dans les assemblées délibérantes - l’attitude problématique de l’Etat employeur qui multiplie les désengagements sur le terrain de l’emploi (Etablissement Spécialisé du Commissariat de l’Armée de Terre de Bergerac, Bergerac Nitro-Cellulose, ateliers SNCF de Coulounieix-Chamiers, Imprimerie des Timbres Poste et des Valeurs fiduciaires, Révision générale des politiques publiques).
Au final, nous pensons que le rétablissement d’une action des pouvoirs publics à un niveau suffisant dispenserait largement de mener une quelconque politique de « discrimination positive » en faveur des zones rurales telle qu’évoquée dans le questionnaire élaboré par les services du ministère.
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