Fédération de la Dordogne du Parti Socialiste

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500 jours sous l’ère Audi !




Arrêté anti-mendicité : la chasse aux pauvres est ouverte !

L’une des premières mesures prise par Antoine Audi au lendemain de son élection a été d’éditer un arrêté anti-mendicité. "Considérant que le centre-ville est le lieu où se joue l’image de notre cité et sa cohésion sociale"*, le maire et son équipe ont décidé de faire la chasse aux pauvres. En effet, quoi de mieux pour la « cohésion sociale » que de marginaliser une partie de la population ?

Cet arrêté, reconduit pour la période estivale 2015, serait justifié par un besoin de tranquillité et de sécurité pour les habitants du centre-ville. Être pauvre n’est pas un crime. Ce n’est pas un choix mais c’est bien souvent la conséquence d’un accident de la vie. La société doit y répondre en donnant les moyens nécessaires à l’entraide, à l’insertion et à la reprise d’un emploi. Au lieu de cela, le Maire a, en parallèle de cet odieux arrêté, ordonné le transfert des distributions de repas vers l’extérieur du centre-ville. En bref, le maire exclut du centre la population qui "gêne", au sens propre (selon le texte) comme au figuré !

Aussi, comme nous l’avons montré lors de nos différents appels à manifester, nous disons NON à cet arrêté de la honte. Nous soutenons toutes les initiatives qui permettront que cet arrêté soit annulé ! Disons stop au communautarisme et à l’exclusion de ceux qui ont besoin qu’on leur tende la main, pour qu’ils n’aient plus à tendre la leur !

* arrêté municipal de 2014

Souriez, désormais vous êtes filmés !

Antoine Audi fait depuis un an l’apologie d’un système coûteux*, inefficace et liberticide. Il a toujours refusé le débat public sur ce sujet, nous allons vous dire tout ce qu’il ne vous dit pas ! Les études montrent un effet dissuasif très limité. En effet, il faut différencier les actes prémédités et les actes impulsifs. Dans le premier cas, les délinquants sont informés de la présence des caméras et se déplacent ou se cachent (dos à la caméra, cagoule, capuche...). Dans le cas des actes commis par impulsion (alcool, colère, bagarre...), ils ne sont pas freinés par les caméras. Leurs auteurs ne pensent pas à se protéger de l’enregistrement de leur image, mais cela sert rarement à les identifier : la très grande majorité est connue ou reconnue par l’agressé. Si un auteur inconnu a pu s’enfuir, il ne serait identifiable que si sa photo est reconnaissable et déjà enregistrée par les services de police (cas exceptionnels). On s’empresse de faire la promotion de tels faits quand ils se produisent ; mais leur rareté est très loin de justifier les dépenses en caméras.

Les caméras ne permettent d’identifier que 3 à 5 % des actes qui se produisent sur la voie publique. C’est ce qui ressort des véritables études réalisées (enquête « Victimisation et sentiment d’insécurité - 2001/2009 », IAURIF). Pour ce qui est de l’espace public, aucune étude à ce jour n’a pu prouver une quelconque efficacité de la vidéosurveillance dans la prévention des délits. La meilleure preuve est celle de la ville de Nice. En effet, cette ville compte 1 caméra pour 902 habitants et voit tout de même son taux de délinquance augmenter !

Par contre, si la preuve de l’efficacité de la surveillance vidéo n’est pas faite, on peut être certain qu’elle entraine le déplacement de la délinquance dans d’autres zones de la villes dépourvues de caméras. Nous estimons que ce gadget technologique n’est pas la réponse au problème d’insécurité. Les caméras ne peuvent remplacer une réelle action globale de lutte contre l’insécurité basée sur une politique préventive et éducative. Nous estimons qu’une présence humaine avec des personnels compétents (policiers et éducateurs) constitue une réponse plus adaptée. Comme pour chacune des décisions d’Antoine Audi, tout est dans la forme, rien dans le fond !

* Coût du dispositif : 146 000 € + frais de personnels, de formation d’entretien du dispositif...
Préconisations de la CNIL en matière de vidéosurveillance : www.cnil.fr

La méthode Audi

  • Annoncer la destruction d’immeubles sociaux dans la presse avant de s’entretenir avec les citoyens.
     
  • Fermer une école à Vésone sous prétexte d’économies ce qui supprime un service public de proximité et une école à taille humaine. De plus, cela permet désormais concrètement de vendre ce lieu à n’importe quel acheteur !
     
  • Annoncer la destruction possible de l’École du Lys puis revenir en arrière en disant que c’est à l’étude…
     
  • Accorder l’animation du temps périscolaire à une association inconnue en Dordogne (l’IFAC, fondée près de Paris par André Santini…) sans concertation ni réelle information aux familles.
     
  • Annoncer la fusion avec certaines communes de l’agglomération sans aucun mandat ni aucune consultation citoyenne !
     
  • Privatiser les temps de restauration scolaire avec la délégation accordée à un groupe national Elior !
     
  • Conséquence directe : faire de l’association historique du mouvement d’éducation populaire, l’AOL, une coquille vide... annonçant donc sa fin à court terme !
     
  • Fermer un rond-point sur un axe très passant de la ville, sans concertation (pourtant promise !) avec les commerçants et les riverains... Scindant ainsi le centre ville en deux !
     
  • Faire siennes des idées de l’opposition, alors qu’il les considérait mauvaises pendant la campagne électorale.

La réponse des citoyens ne s’est pas fait attendre !

  • Les habitants de Saltgourde se sont organisés en comité de défense pour faire valoir leurs droits. Ils ont, grâce à leur mobilisation, obtenu de réelles avancées... Mais ils restent vigilants !
     
  • Les parents d’élèves ont écrit au Maire et ont manifesté... Leurs nombreuses actions ont payé, l’école du Lys est sauvée... Enfin, pour l’instant !
     
  • Trois manifestations lors des trois derniers conseils municipaux ! Pourtant le maire explique régulièrement qu’il fait de la concertation une de ses priorités !

Section de Périgueux